Fiasco : Ca Tourne à l’Amertume !


Note : 3.5 sur 7.

Après une série de succès critique et publique comme Ripley ou encore Mon Petit Renne, Netflix s’attaque maintenant à de la comédie française avec cette nouvelle série de 7 épisodes crée par Igor Gotesman et Pierre Niney.

Le duo déjà à l’origine du film Five passe maintenant au format série avec les déboires d’un jeune réalisateur que l’on va suivre sur le tournage de son premier film.

Sur le même modèle que la série Platane de Eric Judor ( pour le coté coulisse d’un tournage catastrophe ), la série va nous embarquer dans une spirale destructrice qui va s’amplifier et ou les problèmes et les quiproquos s’accumulant de chacun vont amener des séquences drôles et parfois aussi…à la limite du malaisant !

La série démarre avec un vrai faux docu “Making-Of” qui assez plaisant ( et drôle ) à suivre pendant les premiers épisodes, malheureusement par la suite le tempo comique et l’écriture des personnages ont vite effacer les rires pour faire place à de la consternation.


Jusqu’à la dernière Gou-gouttes !

Synopsis : Raphaël Valande entame le tournage de son premier long-métrage pour rendre hommage à la vie héroïque de sa grand-mère résistante.
Or, le tournage tourne peu à peu au cauchemar. Et pour cause : quelqu’un de l’équipe tente de saborder son film.


Less is More !

Pierre Niney à déjà prouvé qu’il peut être très bon y compris dans la comédie parodique ( je suis moi même très client du Dr Juiphe ! )
Le problème ici c’est qu’avec le ton du “vrai/faux docu” on à l’impression de retrouver une version de lui même en surjeu et non pas un personnage incarné.

Au fur et à mesure des épisodes le dispositif plaisant du début se transforme en des sourires de gènes face à des gags lourdingues et qui s’étirent beaucoup trop.

On retrouve pourtant du lourd niveau casting avec entre autres : Geraldine Nakache,
Marie Christine Barrault, Francois Civil, Djimo, Pascal Demolon ou encore Vincent Cassel !

Malgré ce casting solide, L’écriture fainéante et caricaturale des personnages font de tous ses seconds rôles des faire valoir qui servent uniquement à renvoyer les répliques de Niney.


On sourit plus qu’on ne rie !

La série se veut inspiré par le modèle The Office…Heu, Comment dire ?!

Alors oui bien sur on retrouve des clins d’œil au show de Ricky Gervais comme les regards “face cam” d’embarras ou la course folle dans le cinéma en plan séquence dans le Final, mais malheureusement Fiasco n’arrive jamais à se hisser aussi haut que ses modèles !
On est face à un concept qui se contente d’un empilement de séquences qu’on à déjà vu ailleurs et en mieux !


🚨 Section Spoilers 🚨

Coté scénario je passe rapidement sur les révélations, comme la grand-mère collabo, ou le pote qui se fait passer pour un producteur, ou encore le chèque de 4 millions ( scène surréaliste ).
Si certaines séquences comiques sont efficaces sur le moment, ça ne sauve pas l’écriture totalement délaissée au profit de comédiens en roue-libre avec un tas d’incohérences et de sous intrigues amoureuses factices bourrés de caricatures.

Le problème c’est que contrairement à La Flamme ou Platane,
Fiasco se veut être une série encré dans le réel certes comique mais réaliste, hors ici on est plus proche de la parodie artificielle que d’un réel concept hilarant.

C’est vraiment dommage car je n’ai vraiment aucun problème avec Pierre Niney, et avec le nombres de pépites que nous à offert Netflix depuis le début de l’année, je m’attendais vraiment à me marrer autant que lorsque j’ai découvert Platane ou The Office, mais la Hormis deux trois séquences sympathiques,
Fiasco m’a plus offert des moments dérangeants que de franches rigolades.

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