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Yojimbo : Il était une fois Sanjuro !


Note : 5.5 sur 7.

Aujourd’hui dans la Reco-Retro, on déterre un bijou de cinéphile culte, réalisé par le maitre japonais du lyrisme et de l’action : Akira Kurosawa.

Yojimbo est peut être moins connu que d’autres énorme succès du réalisateur nippon comme les 7 Samouraïs ou la Forteresse Cachée, cependant il n’en reste pas moins un film intéressant et inspirant par bien des aspects.

Réalisé en 1961, on retrouve tout ce que l’on aime chez le maître, une histoire qui va droit au but, des environnements sublimes , une symétrie parfaite dans les cadres, et bien sur une iconisation et une telle authenticité dans la reconstitution du japon traditionnel qu’il en deviendra une référence.


Qui veut gagner des Ryo !?

Synopsis : Japon, XIXème siècle.
Sanjuro, Un samouraï errant fait étape dans un village terrorisé par deux clans rivaux. En se ralliant successivement à l’un et à l’autre, il va sauver les villageois.

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Des combats propres, limpides, comme toujours avec Akira Kurosawa


Dans le rôle du garde du Corps/Rônin on retrouve la légende Toshiro Mifune , acteur monstre du cinéma asiatique, qui donne vie à ce tueur.

Amateur de Saké et de grattage de cheveux, Mifune habite complètement son personnage en le rendant à la fois mystérieux, implacable, et iconique.
Des décennies avant les Blockbusters de l’ouest , Yojimbo est un des tout premiers films ou l’on suit le parcours d’un vengeur solitaire qui n’obéit qu’à ses propres lois.

Le clan du marchand de Soie et celui du marchand de Saké qui s’affrontent et un petit village comme théâtre de leurs batailles, Sanjuro va trouver une magnifique raison de faire tourner les deux en bourrique, en allant à chaque fois rebattre les cartes en faisant un va et vient constant pour voir celui qui serait le plus offrant !


L’Éveil des Sens !

Je n’avais jamais eu l’occasion de voir ce film jusqu’à récemment ( shame on me ),
je me devais donc de réparer cette lacune, d’autant plus que la plupart de mes réalisateurs préférés se revendiquent d’avoir pour influence directe le cinéma de Kurosawa.

Prenons le cas de Mr Tarantino par exemple, on retrouve dans Yojimbo et dans Kill Bill, la même manière d’introduire son personnage principal dans un territoire ennemi, ou encore les thèmes musicaux des personnages quasiment identiques entre les deux.
On pourrait également citer Pour une poignée de Dollars qui est la version western de Yojimbo et qui sortira quelques années après, une inspiration direct de l’homme sans nom du cinéma de Sergio Léone (il n’y a qu’à voir les scènes d’affrontement entre les deux clans dans la rue centrale).

Beaucoup plus minimaliste et d’une certaine façon plus modeste aussi que ses précédents films, Kurosawa prouve qu’on peut rendre une histoire simple captivante en apportant comme toujours une mise en scène magnifiquement efficace, et surtout des dialogues dont on se délecte.
si l’intervention des personnages sont parfois ironiques, le caméra de Kurosawa s’emploie à toujours sublimer les scènes de vies, aussi bien que les joutes verbales de Sanjuro.

Un des meilleurs film de Samouraï jamais fait, et surtout une inventivité telle et un sens du cadrage pour l’époque, que le film n’a pas pris une ride et pour rappel…il date de 1961 !! 🤯


Un Coup d’Éclat !

L’arrivée dans un petit village contrôlé par des hors la loi, une volonté évidente et revendiquée de faire un Western Made in extrême orient, Un mélange de mythologie nippone et de mise en scène assez moderne pour l’époque, qui forment une œuvre parfaite et qui nous immerge dans le japon du XIXème Siècle !

Alors oui c’est vrai, le film à parfois un rythme ralentit par des scènes de discussions un poil longues, et surprend aussi avec des situation incongrues, comme l’esbroufe de bataille des clans Seibei et Ushitora ou chacun essaye d’avancer sabre à la main tout en fébrilité , ou encore l’utilisation bien trop timide du géant Kannuki qui est malheureusement sous exploité.

Malgré des petites faiblesses par ci par la , dans tous les cas Yojimbo reste incontournable et imprime la mémoire de séquences puissantes comme le moment des échanges d’otages avec l’enfant, souligné par une musique vibrante, du grand Art !

Bon, on ne va pas se mentir, certains cinéphiles parleront bien mieux du film et de son réalisateur que moi !
Mais après tout si vous me lisez c’est que vous trouvez peut être que c’est quand même pertinent ce que j dis !
🧐

Le film est disponible dans une superbe version restaurée en Blu-Ray,
Jetez vous dessus si vous êtes amateurs de Sabres et de Saké !

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