Love, Lies and Bleeding : L’amour à la fonte !


Note : 4.5 sur 7.

Mon ressenti ( sans spoilers ) sur le deuxième film de Rose Glass,
à seulement 34 ans la cinéaste britannique nous livre un petit film indépendant, percutant et rafraichissant avec un thriller sur fond de romance lesbienne survitaminée dans laquelle on retrouve Kristen Stewart en tête d’affiche.


Avec ce dernier, Glass prouve qu’elle est définitivement rentrée dans le cercle fermé de la nouvelle génération de réalisateurs talentueux.

Produit par A24 ( encore et toujours eux ), Formellement on reconnait tout de suite la patte du studio en vogue avec une photographie claire/obscure signature de ces productions qui va inonder le film dont l’action se situe à la fin des années 80.

Un scénario pas banal et une réalisation ultra maitrisée pour une romance explosive dans l’univers du Bodybuilding.


Les Nerfs ( et les muscles ) à vif !

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Lou (Kristen Stewart), la gérante d’un gym, tombe éperdument amoureuse de Jackie (Kate O’Brian), une culturiste ambitieuse en route vers Vegas pour y accomplir ses rêves. Leur amour explosif les entraîne malgré elles dans une spirale de violence, y mêlant du même coup la famille de criminels de Lou.


Les Amants Maudits !

Entre romance fatale à la “Tueurs Nés” et lyrisme poétique, le film s’autorise à peu près tout, à commencer par des scènes de Sexe osées, de la violence graphique, et surtout une forme d’onirisme un peu déroutant parfois, comme symbolisme des événements que les deux héroïnes vont traverser.

Un film clairement“Woke” mais avec de vrais personnages lesbiens bien écrits et qui apportent véritablement une intensité au récit, et non pas juste pour remplir des quotas !

Les rapports entre les personnages sont rugueux, spécialement entre le tandem Lou et Jackie, avec un film qui va pousser la thématique de la transformation à la fois de leur relation amoureuse mais aussi physiquement !
Ce thriller déroutant va emprunter parfois au fantastique en passant par des séquences visuelles de veines et de muscles se gorgeant de sang façon Hulk ( la série des 70’s ).


Au casting on retrouve également Ed Harris en figure du père tyrannique ( et avec une coupe de cheveux optimum 😅) ou encore Dave Franco,
mais celle qui se démarque clairement et mérite une mention spéciale reste Kate O’Brian qui est juste énorme dans ce rôle de femme forte habitée par une dualité, et qui va livrer une prestation physique juste hallucinante ( l’actrice étant une fervente adepte de muscu ).

On suit ce personnage à travers ses combats ( physique et psychique ), qui vont se traduire à l’image par des séquences de fights avec des antagonistes masculins notamment, qui renvoi largement les frêles super héroïnes de la maison Marvel ( le premier exemple qui me vient en tête ) largement dans les cordes !

Pour le coup….Elle aurait fait une parfaite She-Hulk !


Coté scénario, on va s’amuser à nous balader d’un rebondissement à un autre tout en développant la relation torturée entre Lou et Jackie, et malgré quelques lacunes au niveau du rythme le jeu des actrices arrivent à nous garder en alerte tout au long des 1h40 de film !

Violent, poétique, déroutant…Le film qui parait baliser comme un Thelma et Louise 2.0 se révèle être plus complexe qu’il n’y parait avec une romance sanglante et viscérale à mi chemin entre Tarantino et les Frères Cohen.

Avec ses gros plans et autres ralentis sur les muscles au travail perlés de sueurs, Rose Glass parvient à capter et à retranscrire l’esprit des séries B des 80’s, tout en l’adaptant avec des phases oniriques parfois un peu surprenantes mais qui s’insèrent parfaitement dans ce thriller lesbien particulièrement soigné sur la forme !

Je vous recommande de foncer en Salles le 12 Juin si vous êtes amateurs de Thriller qui sort des sentiers battus !

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