Huit ans après Phantom Thread, Daniel Day-Lewis revient à l’écran, dirigé cette fois par son propre fils, Ronan Day-Lewis.
Prévu pour le printemps 2026 en france ( je sais c’est loin ! ), le réalisateur met en scène son père dans le rôle principal, aux côtés de Sean Bean (oui, l’acteur qu’on adore voir mourir encore et toujours).
Daniel Day-Lewis de retour sur les écrans c’est déjà un petit événement en soi. Mais quand en plus le film est réalisé par son propre fils, on ne peut qu’être intrigué. On s’attend forcément à quelque chose de fort, de sincère, voire de bouleversant.
Un récit intimiste autour d’un vétéran atteint de syndrome post traumatique, vivant en ermite dans une forêt d’Irlande, un pays toujours hanté par les blessures de la guerre civile et des drames des années 90.
A travers la relation entre deux frères que tout semble opposer : Culpabilité, solitude, abandon… Anémone parle de ces fantômes qu’on traîne toute une vie.
Il faut bien l’avouer Daniel Day-Lewis ne revient pas juste “pour faire plaisir au fiston”.
Il signe une performance habitée, intense, parfois déchirante, un rôle qui semble évident au vu de la carrière de l’acteur avec un film qui se concentre sur la résilience, la mémoire et la peur…celle qu’on refuse d’affronter.
Une léthargie douce ?!? ( Sans Spoilers )
Visuellement, Ronan Day-Lewis adopte une mise en scène très contemplative, presque poétique.
Anémone ressemble à une pièce de théâtre découpée en petites scènes, où les silences et les regards en disent parfois bien plus que les dialogues. Peu à peu, les secrets se dévoilent, et l’on découvre des personnages bien plus complexes qu’ils n’en ont l’air.

Entre coupage de bûches, repas au coin du feu et souvenirs douloureux, Anémone n’est clairement pas un film “feel-good”.
Par moments, on frôle la léthargie : le film se veut noir et intense, mais finit parfois par s’enfermer dans une mise en scène trop démonstrative — travellings insistants, dialogues étirés, rythme pesant.
Ce qui se voulait oppressant devient parfois pompeux, presque figé.
On se retrouve davantage dans un récit introspectif que dans un drame véritablement habité.
Mais malgré ces longueurs, il y a une vraie sincérité dans la démarche.
Ronan Day-Lewis filme son père avec une tendresse palpable, et derrière la froideur apparente, on sent l’amour filial, la pudeur, le besoin de transmettre.
Le film explore la débâcle intérieure d’un ancien militaire atteint de stress post-traumatique, coupé du monde et des siens. Et dans ces moments de silence, de regards perdus ou de gestes simples, Anémone touche juste.
Le vent, la forêt, la lumière — tout semble parler à la place des mots. La nature devient un personnage à part entière.
Acteur Brillant pour film lancinant !
Au-delà du simple plaisir de revoir Daniel Day-Lewis, c’est un bonheur de le retrouver dans un rôle si nu, si humain.
Son jeu reste d’une justesse rare avec des moments d’intensité malheureusement trop rares, mais toujours une présence tranquille, sans démonstration, presque fragile.
Ce n’est pas le grand rôle que l’on pouvait attendre pour son retour, mais c’est peut-être ce qui le rend aussi touchant.
Oui, j’en attendais plus. Peut-être un souffle, une ampleur, quelque chose d’un peu plus fort. Le scénario, sans grande surprise, s’étire parfois, et on ne sait pas toujours où il veut nous emmener. Mais c’est aussi ce flottement, cette hésitation, qui font son charme discret.
En fin de compte, Anémone n’est pas un grand film — mais c’est un film sincère. Une œuvre de fils, faite pour son père.
Une proposition fragile, parfois maladroite, mais habitée par une émotion vraie.
Comme une promenade dans la brume irlandaise, Anémone laisse un goût doux-amer : on avance lentement, on s’y perd un peu, mais on ressort ému d’avoir croisé à nouveau le regard d’un géant du cinéma.


pourquoi si tard en France, alors qu il est telechargeable maintenant 😭
le film a fuité les studios ont crus bons de balancer en vod déja aux states surement !